Destinations

De San Pedro de Atacama à Uyuni, une semaine avec les Coflocs et Micka

La vie, les hasards, les rencontres…

Je me félicite chaque jour de ce voyage de n’avoir pas réservé trop de billets d’avion à l’avance ni d’avoir fixé un itinéraire trop strict afin de laisser la chance à l’inconnu; qui s’est d’ailleurs avec bonheur, présenté.

Pendant la préparation de mon voyage, j’ai découvert le groupe Facebook « We are backpackeuses ». C’est un groupe qui réunit des voyageuses, la plupart du temps solo qui se partagent des bons plans de voyage, qui s’entraident, c’est parfois très drôle (« quels sont vos meilleurs coups par pays ?! »), touchant (que faire après une rupture ? blablabla), médical … La plupart du temps c’est bienveillant et respectueux sauf  quand ça part pas en pugilat veg/non veg…  En tous cas j’y ai passé pas mal de temps, et trouvé plein d’infos intéressantes avant et pendant le voyage.

Le jour de notre départ de Paris, j’ai posté sur ce groupe ma photo avec les 3 sacs à dos et un petit commentaire descriptif, j’ai eu plus de 1000 « like » et plein de messages de félicitations, d’encouragements, … génial, je ne m’attendais pas à un tel engouement.

Un jour, alors qu’on était en Australie depuis peu, que j’avais déjà commencé à modifier l’itinéraire d’Amérique du sud, forcée d’abandonner la Patagonie trop coûteuse, je suis tombée sur le post d’une fille disant qu’elle connaissait des gens qui cherchaient des voyageuses solos actuellement en tour du monde afin de les filmer dans le cadre d’un film documentaire. J’ai répondu en me disant après tout, why not ?! Quelques échanges de mails et un skype plus tard (on était alors dans le van, en Australie) et nous étions ajoutés aux autres tourdumondistes pour le film Génération Tour du monde. J’ai donc retravaillé l’itinéraire en vue de notre rencontre prévue à San Pedro de Atacama, dans le nord du Chili. 

Les réalisateurs sont Laurent et Florian, alias les Coflocs, qu’on a immédiatement commencé à suivre sur les réseaux sociaux. Du coup avant de les rencontrer on avait déjà l’impression de les connaitre, on parlait d’eux en disant « nos futurs potes » ! 

Au passage, si vous avez envie de belles images et d’évasion, je vous conseille vivement de regarder les précédents volets, Génération Working Holiday et Génération Expat.

San Pedro de Atacama, la ville où tout est impossible !

Dès l’arrivée, nous rencontrons  nos nouveaux potes avec qui on a tout de suite accroché, ainsi que Micka (alias Micka t’emmène, tour du monde en vidéo, allez voir c’est extra !) le tourdumondiste qu’ils étaient venus initialement filmer; à qui on s’est rajoutés. 

Le premier jour est aussi celui des premières galères, on fait le tour des 365 agences (en vrai il y en a 180 !) pour prendre quelques renseignements et organiser la suite et on loue des vélos pour se rendre à la Vallée de la Lune. On part, tout contents, mais au bout de qq km on nous annonce que les sites vont fermer et qu’on ne peut pas aller plus loin (il eut été si simple de nous l’annoncer à la location alors qu’on avait précisé notre parcours). On ramène donc nos vélos et on se fait rembourser. On décide de louer une voiture pour le lendemain mais bien évidemment  l’agence est déjà fermée. On finit la journée comme des âmes en peine à manger des empañadas à l’hôtel…

Le deuxième jour après quelques allers retours attendant l’ouverture de l’agence de location nous obtenons enfin une voiture. 

On essaie également de réserver le tour pour le Salar d’Uyuni mais la fille de l’agence avec laquelle les gars avaient négocié plut tôt ne veut pas nous vendre le tour sous prétexte qu’Andrea est trop jeune ! Problèmes d’altitude… je lui explique qu’on revient du Pérou et qu’il n’y a pas de problème, mais  rien n’y fait. 

Nous recommençons à chercher et faisons finalement affaire avec une agence tenue par des français.

En voiture nous allons enfin sur la Vallée de la lune, vallée creusée par des millénaires de vent, paysage époustouflant, très lunaire en effet le nom n’est pas usurpé, surtout en y ajoutant l’absence d’eau, de faune et de flore. Il y a un peu trop de monde à notre goût et dans cet endroit désertique et aride, nous avons la chance (ou malchance ?) d’avoir quelques gouttes de pluie !

Nous profitons également de la Vallée de la mort qui semble-t-il  doit son nom à une erreur de traduction; l’endroit s’appelait initialement la Vallée de Mars (Marte en espagnol) alors Marte est devenu Muerte, plus vendeur !

Malgré tout, ce jour là, on se promène dans des grottes de sel, on escalade, les enfants s’amusent. Le soir on avait prévu un tour pour observer les étoiles (San Pedro de Atacama étant surtout connue pour son ciel) mais il n’y a pas de visite, trop de nuages, nous restons néanmoins confiants pour le lendemain. Le soir on se console avec un bon repas arrosé de Pisco Sour (dont l’origine est disputée entre le chili et le Pérou) !

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La lagune de Tebenquinche:

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Le troisième jour, en voiture, on part pour le désert de cactus au Canyon de Guatin.  On pique nique au bord de la rivière avant de se lancer pour une petite randonnée.

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Photos de Florian Mosca @lesCoflocs

Il fait extrêmement chaud mais c’est vraiment beau. Nous marchons bien 1h30, seuls. Personne n’étant aussi fou que nous pour s’aventurer si loin sous un soleil de plomb. On marche au milieu des cactus géants, surplombant le canyon.

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Lors d’une pause, Andrea trébuche sur un rocher et pour se relever s’appuie à pleine main sur un cactus !!! ( Un cactus en forme de boule, on le surnomme « coussin de belle-mère » ! Allez savoir pourquoi 😉 )

Le pauvre Andrea se met à hurler, de surprise, de peur et de douleur. Je lui enlève les épines une par une, et trouve un remède magique dans mon sac pour l’apaiser.

Ce jour là, nous devions rejoindre des piscines naturelles pour s’y baigner mais on ne les a jamais trouvées et après cette mésaventure, nous renonçons et laissons donc les gars au niveau d’un spot extraordinaire pour qu’ils fassent l’interview de Micka et nous rebroussons chemin. 

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Alors que les enfants sont un peu déçus et fatigués par la marche, j’essaie de trouver des sujets de conversation agréables pour détendre l’atmosphère et faire passer le temps quand c’est au tour d’Elias de tomber sur un cactus. Encore un « coussin de belle-mère » ! Il a des aiguilles plein le bras, il crie toute sa colère puis se calme  et bis repetita, patiemment je lui enlève les épines. 

Pour lui changer les idées et profiter de cet endroit magnifique – un peu maléfique aussi – je propose à Elias de réaliser la vidéo dont il me parle depuis quelques temps. Il s’agit d’un concours organisé par des youtoubeurs qu’il suit. Il faut y parler de Fanta et/ou de sa mère ! Tout en étant drôle bien entendu. Il a déjà le scénario en tête. On fait plein de prises, on rigole, on se détend et on passe le temps.

On rentre alors à la voiture en chantant. 

On reprend la route pour assister au coucher de soleil un peu plus loin. On appelle l’agence pour les étoiles toutes les demi heures mais trois nuages empêchent le tour. C’est encore annulé.

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Le soir on dine rapidement car le lendemain une longue journée nous attend.

Bolivie: sud Lipez entre déserts et lagunes

Un mini bus nous récupère à 6h du matin pour nous conduire jusqu’à la frontière où on doit retrouver notre guide et son 4X4. Cette frontière est la plus cheap et surprenante du monde. Un cabanon au milieu de… rien. Après les démarches diverses, (tampons de sortie et d’entrée, paiement de la taxe pour le parc national) nous rencontrons Oscar,  notre chauffeur guide qui nous attend dehors au soleil, devant une table sur laquelle il a préparé le petit déjeuner. Ça commence plutôt bien. Vive la vie ! On est tous ravis. 

Commence alors une route à travers divers somptueux paysages de déserts et de lagunes. Tous plus incroyables les uns que les autres. la Laguna Blanca puis la Laguna Verde, qui doivent leurs noms et leurs couleurs aux minéraux qui les composent. 

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Nous roulons ensuite vers le Désert de Dali, endroit surréaliste, étonnant avec quelques amas rocheux sculptés par le vent, tels une oeuvre délirante de Dali, en effet.

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Le midi on s’arrête aux Thermes de Polques, où il y a des bassins de sources chaudes. À l’arrivée il y a pas mal de monde dans les bassins, et on n’a pas très envie d’y aller. On se motive quand même et on a bien raison car l’eau est vraiment très chaude, environ 30° et assez rapidement les groupes s’en vont déjeuner et nous nous retrouvons seuls… quel bonheur, on en profite pour faire une petite séance photo, les enfants se régalent !

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Photo de Florian Mosca @lesCoflocs

En plus le panorama est complètement dingue, des vigognes se promènent devant la lagune rose  dans laquelle se reflètent les montagnes au loin sous un ciel  bleu azur… 

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Après manger, un nouvel arrêt au Geyser de Sol de Mañana.

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Le dernier stop du jour se fait à la Laguna Colorada, la plus belle selon nous,  extraordinaire, éclatante de couleurs  et peuplée de flamants roses… une pure merveille.

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On reste un moment à observer le ballet des oiseaux qui s’envolent et se posent, au ralenti semble-t-il. Admirables reflets, on ne s’en lasse pas mais le jour tombe et Oscar nous conduit à l’auberge où nous passerons la nuit. On dine, on se couche et on s’endort bien vite malgré le confort rudimentaire, des images magiques plein les yeux. Enfin pas si vite car Elias et Andrea sont un peu excités d’être à plusieurs dans un dortoir et font les fous quelques temps !

Pendant ces quelques jours on est tous comme des enfants, excités, ébahis, les yeux qui pétillent, j’aime ces moments d’humilité et de retour à la nature où l’on se retrouve si petits face à l’immensité.

Réveil matinal le jour suivant avec au programme  la vallée Italia Perdida où on peut observer certains rochers:  la coupe du monde, le chameau ou en escalader d’autres.

Le midi on s’arrête à la Laguna Quatar pour se promener et y déjeuner.

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On traverse ensuite des champs de quinoa, superbes, ainsi que le canyon de l’anaconda.

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Pour parfaire cette journée, nous arrivons au cimetière des trains vers 18h alors que le lieu se vide de ses touristes. Quel endroit incroyable! On y reste un moment pour jouer et faire un remake d’Indiana Jones ! Escalade, sauts, drone……… toooop ! 

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Photos de Florian Mosca @lesCoflocs

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On rentre dîner et au lit car le lendemain on a pris rdv avec Oscar à 4h pour aller voir les étoiles sur le Salar

La magie du Salar d’Uyuni

On enfile presque tous nos vêtements, superposant toutes les couches possibles, et à l’assaut. Pas bien frais, tout de même. Oscar nous prête des bottes car le désert de sel est encore un peu inondé à cette saison.

Je laisse les enfants endormis à l’arrière du 4X4 et nous autres, sortons nous extasier devant ce spectacle indescriptible. Le ciel bleu foncé est illuminé et les étoiles se reflètent sur la petite couche d’eau recouvrant le sel. C’est féérique ! Le froid nous oblige malgré tout à rentrer dans la voiture. Nous ressortons bien vite assister à l’un des plus beaux levers de soleil que j’ai pu voir dans ma vie (à égalité avec celui à l’ascension du kilimandjaro ! ) 

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Les couleurs changent sans cesse, l’aube aux doigts de rose enfile ensuite ses gants bleus et laisse finalement place au blanc irradiant de toutes parts…. C’est éblouissant ! Je suis tellement ébaubie que, telle Narcisse, me précipitant pour demander à Elias de me prendre en photo avec mon reflet, je mets le pied dans un énorme trou et me trouve la jambe enfoncée jusqu’au genou dans l’eau glacée et salée… n’eut été le décor ambiant, j’en aurais pleuré… là je me contente d’aller me réchauffer les pieds et le reste dans la voiture. 

C’est un peu plus loin, au sec, que Oscar nous prépare le petit déjeuner, royal, face à l’immensité de la nature, sur le blanc étincelant du Salar.

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Photo de Florian Mosca @lesCoflocs

Rassasiés, émerveillés, après une séance photo, nous roulons à travers le sel, jusqu’à la statue du Dakar, puis nous repartons en ville pour un dernier repas avant de quitter Oscar alias Carlos, Papi Chulo, notre chauffeur aventurier bien aimé. 

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Sieste et repos bien mérité avant un diner arrosé pour fêter ce road trip réussi, fine équipe !

Le lendemain en fin de matinée, on retourne au désert des trains pour y faire notre interview. En arrivant horreur, malheur, c’est truffé de touristes, il y a un monde fou,  des groupes qui surgissent de partout. Mais heureusement ils ne restent pas longtemps et assez rapidement le lieu redevient calme et nous trouvons l’endroit idéal. 

La suite sera à voir dans le film 😉 On a tellement hâte de le voir !!!!

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Photo de Florian Mosca @lesCoflocs

On retrouve Micka pour déjeuner tous ensemble avant de se quitter, émus, pour partir chacun dans des directions différentes. 

 

2 commentaires sur “De San Pedro de Atacama à Uyuni, une semaine avec les Coflocs et Micka

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